08/11/2009

Darfour-"Sang Raisons"

Les 5 courts métrages Darfour-"Sang Raisons" de SAUVER LE DARFOUR et Fara SENE a été choisi parmi les dix meilleurs films pour le prix du meilleur réalisateur.

Ce groupe de dix films est choisi par le public et l'équipe de festival Culture Unplugged (en Inde). Ces 10 films ont été envoyés à des cinéastes, producteurs, le Spécialiste des sciences humaines, des Activistes à travers le monde pour délibération.

N'hésitez pas à faire tourner ce liens pour plus de visibilité www.sauverledarfour.org et www.4limprod.com

Blood Reasons/ Sang Raisons is a film proposing a selection of short films. Sometimes ironic, sometimes more realistic, they work all to inform the population as for the Darfour genocide which rages in Sudan for several years and talked the death of more than 300 000 persons to this day. But beyond the simple information, the objective of this realization also is to make become aware to the populations of their irresponsible and reprehensible attitude towards a part(party) of the humanity which is dying, fed by an indifference on behalf of the other countries of the world which makes more and more disturbing. Through these short films all more suggestive some than the others, the director Fara Sene thus raises the veil on what seems to be the most important crime against humanity of the history of the 21th century. In it, the young man stands out as a director engaged in his century and looked like hope in the French film landscape.

www.sauverledarfour.org

Contact@sauverledarfour.org

14/09/2009

Affaire UNESCO Farouk Hosni. Appel à la communauté internationale

Signez l'appel de la dernière chance lancé par Richard Rossin, Mohamed Sifaoui, Pascal Bruckner, Bernard-Henri Lévy et d'autres.

UNESCO : Appel à la communauté internationale

Nous, soussignés, en appelons aux chefs des 58 Etats chargés d'élire ce mois de septembre le futur directeur général de l'UNESCO, et aux 193 chefs d'Etat de l'Assemblée générale chargés de ratifier ce choix.
Le précédent directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, a su restaurer le prestige d'une institution dont la vocation est, depuis 1945, d'établir "la paix dans les consciences pour la paix entre les nations" et qui est gardienne de la déclaration universelle des Droits de l’Homme.
L’élection de septembre confronte 8 candidats issus de pays différents. Mais l’un d’entre eux, M. Farouk Hosni, ministre égyptien de la Culture depuis 20 ans, met en danger la légitimité, la compétence et les moyens d’action de l’UNESCO.
Nous lançons, dans l’urgence, un appel solennel afin d’empêcher la déliquescence morale et financière de l’institution.
La légitimité de l’UNESCO est mise en danger par la candidature d’un ministre qui contrôle depuis plus de 20 ans la liberté de pensée des Egyptiens, qui poursuit les internautes, qui interdit des cinéastes indépendants, qui traque les intellectuels et les artistes qui ne partagent pas son opinion. En envoyant en prison les voix dissidentes, notamment celle des courageux blogueurs égyptiens, en interdisant des films, des livres et des concerts, Monsieur Farouk Hosni a voulu réduire à une cour décérébrée les héritiers des Pharaons et de la bibliothèque d'Alexandrie.
M. Hosni a démontré son incapacité à comprendre l'autre dans sa différence. Sans revenir sur ses déclarations antisémites, qui ont été stigmatisées comme il convenait, l'homme qui a dénoncé aux organes de sécurité de son pays des étudiants coupables d'exprimer une pensée différente ne peut pas diriger l'UNESCO, l'institution de l'inter culturalité et du respect de l’opinion d’autrui.
Ce sont aussi les capacités d’action de l'UNESCO et des quelques 320 ONG qui travaillent avec elle qui seraient mises en danger. Car comment un ministre de la Culture dont les plus proches collaborateurs ont déjà été condamnés pour corruption, peut-il convaincre la communauté internationale qu’il gèrera bien les finances de l’institution ? De grands pays l'ont déjà dit sous le sceau de la confidence : avec un directeur aussi peu qualifié et cet environnement malhonnête, il leur sera impératif de revoir leur relation avec l'UNESCO.
Nous appelons les intellectuels, les scientifiques, les artistes, les universitaires du monde entier, du Nord comme du Sud, des pays occidentaux comme d'Orient, de l'Afrique, du monde arabe et de l'Asie, jusqu'aux Egyptiens eux-mêmes, à s'élever contre l'élection de M. Farouk Hosni.
Le ministre, qui a depuis plus de 20 ans géré l'héritage culturel d’Egypte en laissant la porte ouverte à la corruption, conduit à la fuite des cerveaux et à la disparition de trésors de l'Egypte, ne peut pas occuper le premier poste culturel du monde.


Bernard Henri Levy Philosophe, éditeur
Pascal Bruckner Philosophe
François Léotard ancien ministre
Richard Rossin ancien Staire Gal MSF ; cofondateur MDM, écrivain
Fariba Hachtroudi écrivaine
Mohamed Sifaoui écrivain
Dominique Sopo président SOS racisme
Jean-Pierre Lledo cinéaste algerien
Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
Malika Abdelaziz resp associatif
Jacky Mamou ancien présidente de Médecins du Monde
Ahmed Abdallah éditeur
Denis Evesque Conseiller culturel honoraire (Ministère des Affaires Etrangères)
Agnès Hubert-Evesque Pianiste
Hamid Nacer-Khodja universitaire algérien, auteur
Richard Prasquier cardiologue, président du crif
Ramiro Pàmpols directeur adjoint national du mouvement des écoles rurales à Haïti
Alain Didier-Weill psychanalyste écrivain
Bertrand Lebeau médecin addictologue, humanitaire
Philip Spencer Professeur université, resp associatif
David Géry metteur en scène
Selma el Obeid resp mission
Sepideh Farsi, réalisateur cinéma
Pierre Lefebvre maître de conférences en théologie
cherifa kheddar presidente del'association " Djazairouna"
Jean-Yves Delanoe, consultant en management hospitalier
Henri Cukiermann président de société
James Nataf resp associatif
Josep Mª Navarro Cantero Président de SODEPAU
Muriel Darmon médecin psychiatre
Corinne Hodsman traductrice
David Kessel artiste peintre
Axelle Didier-Weill
Marc Almodovar journaliste en Egypte
Mitchélée chanteuse et pédagogue de la voix
Michel Taubmann journaliste
Arrik Delouya sociologue
Nabile Farès, psychanalyste
Elisabeth Lenchener réalisatrice
Huguette Chomski Magnis enseignante Présidente MPCT
Alexandre Feigenbaum syndicaliste
Haddad Lise philosophe
Hélène Braun professeur de gestion
Frédéric VIEY travailleur communautaire etraité
Lucien Méadel Receveur Général des Finances honoraire
Andre Nicolet resp associatif
Monique Perez réalisatrice
Olivia Cattan resp associatif
Roger Fajnzylberg
Charles Brami médecin
Claudine Bliah médecin
Sylvie Coepel chargée de mission
Perrine Simon Nahum Editrice
Daniel Abisror chef d’entreprise
Diagne Chanel Artiste plasticienne
Joël Abisror chef d’entreprise
David Guez chirurgien
Elyane Guez enseignante resp associatif
Yolanda Alba Vice pdte Red Europea Mujeres Periodistas, Presidente forum periodistas del mediterraneo correspondante espagne club de la presse mediterranee 06
Bernard Schalscha resp associatif
David Elia médecin
Gilbert Collins médecin
Muriel Galili
Nadia Rosencher médecin anesthésiste
Jacques Beer-Gabel conseil en systèmes d’informations
Jacques Leibovici chef d’entreprise
Denise Malet resp associatif
Bernadette Capdevielle resp associatif
Bernard Gobitz resp associatif
Bernice Dubois resp associatif
Josiane Sberro journaliste resp associatif
Jean Jacques Moskovitz psychanalyste
Katia Joffo agent littéraire
Laurence Botbol Lalou avocat
Mahor Chiche avocat, ancien conseiller municipal
Malka Marcovich historienne
Jean-Yves Ringeissen travailleur social
Marthe Mensah
Mike Borowski journaliste
Nathalie zylberman journaliste, resp radio locale
Philippe Karsenty consultant
William Hamilton rabbin
Catherine Deudon Photographe
Serge Szmukler chercheur
Olivier Salon enseignant écrivain
Galia Ackerman journaliste
Ariane Levitan médecine alternative
Odile Teste enseignante retraitée
Régine Pepin-Achouel médecin
Zerbib Jean Claude ingénieur en radioprotection
Michel Claude philosophe enseignant
Léa Claude enseignante
Janine Cohen enseignante
Lucien Cohen chirurgien
Bernard Korn-brzoza dirigeant d’entreprise

 

Grâce à la mobilisation de nombreux démocrates, Irina Gueorguieva Bokova a finalement été élue !

30/07/2009

Darfour: l'ONU décide de renouveler pour un an le mandat de la force ONU-UA

Le Conseil de sécurité de l'ONU a décidé jeudi à l'unanimité de prolonger d'un an le mandat de la mission de la force de maintien de la paix ONU-Union africaine au Darfour (Minuad), région du Soudan en proie à la guerre civile.

Le Conseil a adopté une résolution rédigée par les Britanniques qui décide "d'étendre le mandat de la Minuad (...) pour encore 12 mois jusqu'au 31 juillet 2010" et incite la force à faire le plein usage de ses capacités pour protéger les civils au Darfour et garantir "un accès humanitaire sûr, en temps adéquat et sans entraves".

Depuis 2003, le Darfour est le théâtre d'une guerre civile qui a fait 300.000 morts, selon l'ONU.

Censée devenir la plus importante mission de paix au monde, la Minuad compte actuellement un peu plus de 17.000 soldats et policiers, au lieu des 26.000 prévus.

11/06/2009

Botswana says Sudan’s Bashir will be arrested if he visits

Botswana says Sudan’s Bashir will be arrested if he visits


June 9, 2009 (WASHINGTON) – The government of Botswana announced today that it will arrest Sudanese president Omer Hassan Al-Bashir if he visits its territory.

Botswana is a member of the International Criminal Court (ICC), which has issued an arrest warrant for Bashir last March on seven counts of war crimes and crimes against humanity in connection with alleged war crimes committed in Darfur.

The foreign minister of Botswana Phandu Skelemani told the British Broadcasting Corporation (BBC) that his country has legal duty to help ensure the appearance of Bashir before the court.

The president of Botswana Ian Khama was reported to have told his Tanzanian counterpart in May that his government supported the arrest warrant.

Botswana is the second country in Africa to publicly announce that it will apprehend Bashir if he visits.

Last month South African officials warned Bashir against travelling to attend President Jacob Zuma’s inauguration ceremony or else he will face arrest.

Bashir has travelled to more than half a dozen regional countries in a show of defiance against the ICC. However none of the countries he visited were ICC members.

More than 30 African countries are have ratified the ICC Statute making them legally obligated to cooperate with the court in arresting the Sudanese president.

However many countries across the continent condemned the arrest warrant while some have publicly declared that it will not honor its obligations under the Statute.

A two-day meeting in the Ethiopian capital this week convening African ICC members failed to agree on a mass withdrawal from the court as proposed to protest the arrest warrant.

Diplomats at the meeting said that the participants would instead call for a UN Security Council (UNSC) deferral of the indictment as empowered under the Rome Statute of the ICC.

En espérant que les Etats européens soient aussi fermes, il faut que le nouveau Parlement européen fasse plus pour le Darfour !

Le combat ne fait que commencer.


04/03/2009

Darfour : La Cour Pénale Internationale met fin à l’impunité du Dictateur Omar El BECHIR

Darfour : La Cour Pénale Internationale met fin à l’impunité du Dictateur Omar El BECHIR

Après le mandat d’arrêt de la CPI à l’encontre d’Omar El BECHIR,
La junte soudanaise doit quitter le pouvoir !


Sauver Le Darfour se félicite de la décision de la Cour Pénale Internationale de poursuivre le Président soudanais Omar El BECHIR des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis au Darfour.

Six ans après le début des massacres -300 000 morts et 2.2 millions de déplacés-, la responsabilité du Président Soudanais, de son armée et de ses milices Janjaweeds est enfin recherchée par la Justice internationale. Pour Luis Moreno-Ocampo, le président soudanais exerce un contrôle absolu, et il est au sommet de la structure de l'Etat qu'il dirige personnellement. C'est bien lui qui dirige les milices janjaweeds et qui a planifié les crimes du Darfour.

Au temps de l’indignation citoyenne succède enfin le temps de la justice. Omar el-Béchir est le quatrième chef d'Etat en exercice à être poursuivi par la justice internationale, après l'ancien président du Liberia Charles Taylor, l’ex-président yougoslave Slobodan Milosevic, et l’ex-président serbe Milan Milutinovic.

Sauver Le Darfour a toujours estimé que la paix au Darfour et dans la région ne sera possible qu’après le départ du pouvoir du potentat criminel, qui avait pris le pouvoir par la force en 1989.

Le Conflit au Darfour est un facteur d’implosion du Soudan et de déstablisation de l’ensemble de la Corne de l’Afrique.

Il appartient à l’Europe et au nouveau président américain Barak OBAMA, ainsi qu’aux autres puissances régionales et internationales de prendre des actes concrets afin de restaurer la paix et la sécurité dans cette zone, en contribuant à restaurer les conditions de la démocratie au Soudan.

Aussi, Sauver Le Darfour réclame toujours :
- La constitution d’un front uni de la communauté internationale impliquant les grandes puissances, dont notamment la Chine, pour que soit organisée une Conférence de paix internationale sur le Darfour,
- L’application des résolutions de l’ONU et en particulier le déploiement d’une force crédible d’interposition et de protection des populations civiles,
- Le désarmement des milices Janjaweeds et le retour des réfugiés,
- L’interdiction effective du survol du Darfour par des avions autres qu’humanitaires,
- Le respect de l’embargo sur les armes par les grandes puissances, et notamment par la Chine etla Russie,
- L’indemnisation des victimes et la reconstruction.

Enfin, Sauver Le Darfour appelle Monsieur le Président Nicolas SARKOZY a déployé tous les efforts pour contraindre la junte soudanaise a quitté le pouvoir.

Le Bureau National de Sauver Le Darfour

26/12/2008

Droits de l'Homme, le faux clash



21/12/2008

DROITS DE L'HOMME LE FAUX CLASH

Mahor Chiche: «Quand on défend les Droits de l'Homme, il faut aller jusqu'au bout»

1630-droits-de-lhomme

Vidéo Hier, Bernard Kouchner et sa Secrétaire d’Etat Rame Yade ont passé la journée à se jeter les ONG à la figure. Le ministre a carrément affirmé que le poste de Yade était inutile. « Les droits de l'homme n'ont jamais été une priorité pour les Affaires Etrangères » réplique l'association Sauver Le Darfour à la caméra de StreetReporters.

Si pour Bernard Kouchner, la création d’un Secrétariat d’Etat aux Droits de l’Homme était «une erreur», pour Rama Yade, c'est l'avis des ONG et des militants des droits de l'homme qui est important. Participant au Talk Orange- Le Figaro, Yade estime qu' «un travail exaltant (...) a été fait, avec des résultats concrets », en ajoutant qu'elle s'est « fixé des priorités »  qu'elle « continuera à tenir », évoquant ainsi les droits des femmes, des homosexuels et des enfants. Lors d'une remise de prix au Quai d'Orsay à la mi-journée, elle s'était déjà adressée sans le citer à Bernard Kouchner. « Les Français savent que les droits de l'homme servent à quelque chose », avait-elle dit.

Plus tard dans la journée, Bernard Kouchner  a justifié ses propos lors d’un forum avec les ONG : « Il ne faut plus mélanger politique et droits de l'homme », a répété le chef de la diplomatie française.  « La politique doit être imprégnée de droits de l'homme et les organisations de droits de l'homme doivent être en permanence, sous la pression de leurs militants, à nos basques. Je pense que c'est exactement ce que demandaient les ONG depuis des années, de ne pas mélanger les choses », a-t-il ajouté.  

A propos d'ONG, Mahor Chiche, le président de Sauver Le Darfour, ne s'étonne guère de ce désaveu publique de Kouchner : « Tout le monde sait que les Droits de l'Homme ne sont pas une priorité pour les Affaires Etrangères. Ni le Ministère des Affaires Etrangères, ni la Présidence de la République n'ont donné les moyens d'une véritable politique des Droits de l'Homme.»

En réalité, ces enjeux cachent un jeu de chaises musicales nettement moins glorieux. En effet, Nicolas Sarkozy a prévu un remaniement de son gouvernement avant les élections du Parlement Européen en Juin prochain. Pourquoi absolument avant ? Parce que le Président ne souhaite pas qu'on interprète le changement d’équipe comme une sanction pour les perdants. L’entrée au gouvernement de Patrick Devedjian lui donne donc déjà l’occasion d'opérer une redistribution par petites touches.

Ainsi, des rumeurs savamment distillées dans la presse laissent déjà entendre que Yade ne prendrait finalement pas la place de Jean Pierre Jouyet aux Affaires Européennes, après avoir été longtemps pressentie. La faute à son refus de participer à la bataille électorale du printemps prochain. On parlait, depuis des semaines, de flinguer Rachida Dati. Au tour désormais de Rama Yade d'être sous les feux de mauvaise rampe.


Bernard Abouaf, Johan Weisz

26/10/2008

Le jet d'eau en rouge pour le Darfour

Jet Geneve Rouge.JPG
Le jet d'eau de Genève s'est illuminé en rouge mardi soir pour attirer l'attention sur les souffrances des populations du Darfour, à l'occasion de la journée de la justice internationale.

La ville de Genève répond à une demande de l'association TRIAL (Track Impunity Always, l'association suisse contre l'impunité). Pour son maire Patrice Mugny, "l'illumination de cet important symbole de Genève, capitale des droits humains, est un geste fort pour marquer les consciences".
Symbole du sang qui coule
Le symbole le plus connu de Genève a revêtu la couleur du sang qui coule encore au Darfour durant quelques heures. "Cette action doit permettre de briser le silence autour du drame du Darfour. Il est à espérer que d'autres grandes villes européennes entreprendront des actions similaires", selon Patrice Mugny.

"Le respect du droit international et des résolutions du Conseil de sécurité par le Soudan est impératif", a affirmé pour sa part Mahor Chiche, président de l'association Sauver le Darfour, également associé à cette action. "Les bombardements de l'armée soudanaise sur le Darfour ont tout récemment repris", a-t-il aussi relevé.

Pour lui, "il faut mettre en vigueur une zone d'interdiction de vol au-dessus de cette province". "Le travail de la justice internationale doit également être renforcé", a-t-il estimé.
"L'impunité est la règle"
TRIAL, qui lutte contre l'impunité des auteurs de crimes internationaux, s'est adressé dans cette optique au Comité des droits de l'homme de l'ONU.

L'association a déposé un mémorandum juridique priant le comité d'ordonner au Soudan de coopérer avec la Cour pénale internationale. Les recommandations du comité sont attendues avant la fin juillet. "L'impunité est aujourd'hui la règle", selon Philip Grant, président de TRIAL. "Certes, la CPI a lancé deux mandats d'arrêt contre des auteurs présumés de crimes au Darfour. Mais l'un d'eux, Ahmad Mohamed Harun, est actuellement le ministre en charge des affaires humanitaires".

31/12/2007

Musique pour le Darfour

Ambiance élégante dans le tout nouveau hall de réception de la mairie, à Terville, hier soir. Houcine en chair et en os, y lançait son dernier Single dédié à la cause du Darfour avant son concert au 112.

 

Mahor Chiche, président de Sauver Le Darfour pouvait être satisfait, hier soir.

Certes, la cause du Darfour n’avance guerre au niveau de la diplomatie internationale mais sur le terrain, en France, elle se popularise « ce qui, on l’espère, poussera les politiques à agir ». Pour autant, l’homme n’est pas naïf. « oui, c’est un conflit compliqué et les solutions idéales n’existent pas. Mais on ne peut pas continuer de rester les bras croisés sans rien dire ».

C’est Gilles Kauffmann, responsable de la programmation du 112, qui est allé le chercher par la main. Un texte. Un artiste. Une cause. Un cocktail explosif qui pourrait bien laisser des traces… « C’est bien de pouvoir utiliser le vecteur de la musique ». Les allers-retours Paris/Terville se sont multipliés. Houcine n’a pas lésiné sur l’engagement et Terville a mis tous ses moyens techniques à disposition pour caler l’ensemble. « C’est un véritable partenariat que nous avons l’intention de monter. Pas seulement un coup médiatique, insiste Mahor Chiche. A terme, nous espérons bien monter un Comité lorrain de Sauver Le Darfour ».

L’association ne finance pas de projet purement humanitaire, elle se mobilise pour « briser le silence, parce qu’aucune initiative sérieuse n’a été prise depuis quatre an et demi que le conflit s’est développé ». Avec l’argent des ventes du Single de Houcine, l’association entend financer des DVD pédagogiques sur le Darfour.

« Nous regrettons vraiment le manque d’engagement du gouvernement français et de l’Europe. Qu’un agenda de sortie de crise soit fixé. Quel France organise une rencontre entre les belligérants. Que cesse ce massacre à grande échelle ».

Des mots qu’Houcine ne renierait pas. « Le sort des enfants me touche énormément. D’autant plus que je suis papa ». Hier soir, souriant et décontracté, il a soutenu la cause du Darfour sans décevoir les fans.

Dans la foulée, le public a investi le 12 et assisté à un show très vivant qui a fait la part belle aux reprises avec musiciens et danseuses tervilloises.

Le Républicain Lorrain

10/11/2007

La Chine doit abandonner la dictature soudanaise

Mahor CHICHE et Michaël CHETRIT président et secrétaire national de Sauver Le Darfour.

En visite en Chine, Bernard Kouchner s’est réjoui de l’implication de Pékin dans lesdossiers du Darfour : «Nous les accusions d’être du côté du général Béchir [le dictateur soudanais], mais ça n’a pas été tellement difficile de les en détacher et d’en faire une force positive.»

A quelle «force positive» de la Chine au Darfour M. Kouchner peut-il bien faire allusion ? S’agit-il de l’appui de la Chine aux discussions prévues en Libye entre la dictature soudanaise et quelques factions rebelles minoritaires, et qui paraissent,

de l’aveu même des protagonistes, vouées à l’échec ? A cet égard, les visites répétées de la diplomatie française auprès de la junte soudanaise et les menaces à peine voilées d’expulsion du leader rebelle Abdel Wahid el- Nour, réfugié en France, qui refuse de se rendre à la conférence, sont parfaitement incompréhensibles, d’autant que les auspices du colonel libyen Kadhafi ne sont pas pour inspirer confiance.

S’agit-il d’exprimer notre reconnaissance à l’égard de la Chine pour ne pas avoir mis son veto à l’adoption de la résolution 1769 du Conseil de sécurité du 31 juillet dernier, une des vingt résolutions déjà prises sur la crise au Darfour et soeur jumelle de la résolution 1706 adoptée un an auparavant ? Cette résolution, comme les précédentes, a très peu de chance d’aboutir. Elle prévoit le déploiement, sous réserve d’un «accord» final avec le gouvernement soudanais, d’une force hybride ONU-Union africaine (Minuad) composée d’un maximum de 19 555 soldats et de 3 772 agents et officiers de police.

Or la dictature de Khartoum, membre à part entière de l’Union africaine, s’oppose toujours à l’entrée sur son territoire de tout soldat non africain. En outre, les ONG françaises présentes sur le terrain considèrent que cette force sera insuffisante pour sécuriser un territoire grand comme la France, sans compter que son coût, près de 2 milliards de dollars, est jugé exorbitant par les Etats contributeurs au regard des résultats prévisibles, et notamment par le rapporteur du Parlement européen – en plus des 380 millions versés pour l’aide humanitaire.

Dans ce contexte, comme le dit le député européen Thierry Cornillet : «L’Union européenne n’est pas une super ONG, elle doit aussi aider à la résolution politique du conflit.»

Depuis le début de la crise du Darfour, la junte soudanaise est passée maîtresse dans l’art d’éviter les sanctions, ce qui lui a permis de continuer de procéder aux exactions en toute impunité, avec le soutien, précisément, d’un allié de poids, la Chine.

En à peine dix ans, la Chine est devenue le premier partenaire économique du Soudan. Elle achète désormais 71 % des exportations soudanaises, très loin devant le Japon (12 %) et l’Arabie Saoudite (2,8 %). Cela permet en retour au Soudan de lui acheter des armes, que l’on retrouve entre les mains des miliciens à la solde de Khartoum au Darfour, les jenjawids. L’implantation économique de la Chine au Soudan n’est d’ailleurs pas fortuite. Elle est la conséquence de l’abandon du Sud-Soudan par les pays occidentaux suite à une guerre pour le pétrole qui a fait entre 1,5 et 2 millions de morts parmi les populations chrétienne et animiste. On a en effet assisté au départ de l’américain Chevron suite à la mort de plusieurs de ses employés en 1984, du canadien Talisman Energy en 2002 pour mettre fin à une campagne internationale de boycottage, et du français Total, propriétaire d’une concession de quarante ans conclue en 1980 et qu’il n’a jamais pu exploiter.

Dès lors, nos pays démocratiques n’ont presque plus aucun moyen de pression économique direct sur le Soudan.

Il ne reste donc plus qu’une voie : convaincre la Chine, qui est représentée au groupe de contact élargi sur le Darfour, d’abandonner la dictature soudanaise. La chute de la junte devrait suivre, car le Soudan est l’un des pays du monde les plus proches de la faillite selon le classement 2007 des instituts Foreign Policy et Fund for Peace. Elle permettra l’organisation des premières élections libres au Soudan depuis le coup d’Etat du Front islamique national en 1989.

Nos pays démocratiques ont des arguments de poids pour convaincre la Chine : les Etats-Unis, le Japon, l’Allemagne et la France représentent en effet à eux seuls 40 % des exportations chinoises totales. La Chine n’est pas encore le géant économique que l’on dit. En dépit d’un taux de croissance de 10 % par an, elle atteint un niveau de PIB légèrement supérieur à celui de la France. Plus encore, les échanges de la Chine avec l’Union européenne sont très favorables à la Chine, qui a enregistré 60 milliards d’euros d’excédent en 2005, et plus de 100 milliards en 2006. Le groupe de contact élargi sur le Darfour doit faire comprendre à la Chine que si celle-ci veut pouvoir bénéficier de relations commerciales internationales indispensables à son développement, elle doit cesser de soutenir le régime soudanais, responsable de la mort de près de 2 millions de personnes en vingt ans.

www.sauverledarfour.org

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