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Mahor CHICHE

  • Nous refusons le silence face à l'Apartheid et au nettoyage ethnique en Birmanie

    Un #Genocide de #Rohingyas est en cours en Birmanie nos #voix sont nécessaires pour briser le silence.

    #AUNGSANSUUKYI a le pouvoir ultime sur leur destinée et en terminer avec les discriminations, les meurtres et promouvoir l'Egalité. Pour le moment, elle a choisi le silence.

    @drzarni a eu le courage de briser le silence il est menacé de mort pour avoir parlé. Continuons la mobilisation.

    Merci à Sophie Ansel et Rokhaya Diallo pour leurs engagements (un texte co-rédigé hélas toujours d'actualité).

    Myanmar's Buddhist Appeals to Fellow People: End Genocide of Muslim Rohingyas

    Nous refusons le silence face à l'Apartheid et au nettoyage ethnique en Birmanie

    Depuis 2010, la junte militaire s'est retirée de Birmanie. Les ex-généraux promettent l'ouverture avec la mise en place d'un gouvernement civil et la libération d'Aung San Suu Kyi, prix Nobel de la paix, aujourd'hui élue au parlement.

    Le pays donne les signes d'une marche volontaire vers la démocratie, mais nous ne pouvons ignorer les graves injustices qui subsistent. La Birmanie abrite près de 140 ethnies dont chacune apporte une empreinte fondamentale, unique et complémentaire donnant son identité inclassable à ce pays bigarré de langues et religionsmultiples.

    Aujourd'hui la démocratie birmane ne peut être bâtie que sur le respect, la réconciliation, et l'inclusion de toutes les minorités. Or, cinquante ans d'isolement, de peurs, de divisions interethniques et de propagande en Birmanie auront eu des effets dévastateurs et profonds sur la population birmane, fondant une nouvelle société ségrégationniste et raciste.

    Les minorités sont exclues du renouveau démocratique et, pour beaucoup, le calvaire a empiré avec des offensives militaires au nord et à l'Est tandis qu'à l'Ouest des populations sont séquestrées sous un régime d'Apartheid.
    Une campagne de nettoyage ethnique, lancée en juin 2012, cible aujourd'hui même, plus d'un million de Birmans musulmans. Parmi eux les Rohingyas, le peuple le plus persécuté au monde, selon les Nations Unies. Un rapport de Human Rights Watch d'avril 2013 dénonce la complicité du gouvernement birman dans les exactions commises par des gangs extrémistes massacrant des musulmans en toute impunité.

    Cependant, la communauté internationale ferme les yeux, galvanisée par le fantasme de l'avènement d'une démocratie birmane. Depuis un an, ce sont des milliers de villages musulmans qui ont été brûlés ou rasés tandis que continuent d'être perpétrés immolations, viols collectifs et massacres de masse.

    Aujourd'hui, 700 000 autres Rohingyas vivent dans la terreur dans l'Arakan et plus d'une centaine de milliers d'entre eux sont parqués dans des camps. En vue du recensement, les autorités qui souhaitent entériner l'exclusion de la nation des déportés Rohingyas les forcent à signer des papiers les identifiant comme "Bengali", faisant d'eux des étrangers.

    Ailleurs dans le pays, des extrémistes, fanatiques et ultranationalistes perpétuent une campagne visant à anéantir les 4% de musulmans présents en Birmanie.

    Nous, signataires de ce texte, dénonçons :
    - Les pogroms de masse visant les civils musulmans ;
    - L'impunité totale des nationalistes extrémistes, des soldats, et des moines qui commettent des crimes de masses et, dans le cas de la force spéciale Nasaka : des viols collectifs ;
    - La ségrégation systématique, le racisme et la terreur subis par les communautés birmanes musulmanes et l'absence totale de protection ;
    - Une campagne de propagande et d'incitation à la haine menée notamment par des moines extrémistes, tels Ashin Wirathu le "Ben Laden" birman autoproclamé, qui appelle au boycott des échanges avec les birmans musulmans ;
    - Une justice inexistante pour les birmans musulmans, des arrestations arbitraires et des procès inéquitables ;
    - L'entrave à l'aide humanitaire par la menace et l'interdiction d'accès aux zones où les musulmans ne reçoivent ni les soins ni les rations nécessaires à leur survie ;
    - La Loi discriminatoire de 1982 qui a fait des Rohingyas des apatrides et nie leur appartenance à la Birmanie.

    Pendant que l'Union Européenne lève les sanctions économiques, que les échanges d'affaires avec la Birmanie s'intensifient, que le président Thein Sein est reçu à Washington, et qu'Aung San Suu Kyi ne manifeste guère d'intérêt pour la situation, deux millions de personnes sont otages de la haine d'une partie de l'ethnie majoritaire. Le silence coupable de la communauté internationale condamne chaque jour plus de vies chez les Rohingyas. La démocratie ne peut s ‘épanouir sur le sacrifice d'une minorité.

    Nous appelons le Président de la République françaises, les dirigeants européens et les représentants des nations unies à :
    - Interpeller fermement le gouvernement birman afin de faire cesser immédiatement les violations des droits humains et le nettoyage ethnique en cours en Birmanie.
    - Exiger l'ouverture d'une commission d'enquête internationale indépendante disposant d'un accès libre sur le terrain, pour enquêter sur les crimes commis envers les minorités musulmanes de l'Arakan et particulièrement les Rohingyas.
    - Apporter une assistance humanitaire et une protection immédiate à ces peuples sans voix courant le danger de l'extermination totale.

    Martin Luther King disait "celui qui ignore le mal s'en fait complice", face au nettoyage ethnique des invisibles de la démocratie birmane nous ne nous tairons pas.

    SignatairesSophie Ansel, écrivain et réalisatrice ; Rokhaya Diallo, éditorialiste ; Mahor Chiche, Avocat ; Maung Zarni, chercheur et activiste, Birmanie ; Noam Chomsky, philosophe ; Joe Sacco, journaliste et auteur de BD ; Omar Sy, comédien ; Lilian Thuram, président de la Fondation éducation contre le racisme ; Jamel Debbouze, comédien ; Eva Joly, députée européenne ; Rama Yade, ancienne secrétaire d'Etat aux droits de l'homme ; William Schabas, ancien président de l'association international des experts du génocide et professeur de loi internationale, Université de Middlesex ; Geoffrey Nice, avocat et militant ; Patrick Boitet, rédacteur en chef TV ; Juan José Tamayo, théologien ; Duleep de Chickera, évêque anglican ; Sam Garcia, dessinateur de bandes dessinées, auteur de " lunes birmanes" ; Habiburahaman, auteur rohingya "nous les innommables, un tabou birman" ; Mireille Fanon-Mendès France, présidente de la Fondation Frantz Fanon ; Doudou Diène, ancien rapporteur spécial des Nations Unies sur les formes contemporaines de racisme, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée ; François Durpaire, historien ; Frédéric Debomy, auteur et militant ; John Pilger, journaliste et documentariste ; James C. Scott, politologue et anthropologue ; Benedict Anderson, auteur ; Sai Latt, doctorant et activiste birman, Université Simon Fraser ; Leila Nachawati Rego, activiste syrienne, espagnole et professeur en communication ; Babylon Circus, musiciens ; Abdennur Prado, écrivain et directrice du congrès international du féminisme islamique ; HK et les Saltimbanks, musiciens ; Benjamin Bejbaum, fondateur de Dailymotion ; Veronica Pedrosa, journaliste TV ; Suthep Kritsanavarin, photographe ; Zebda, musiciens ; Pavin Chachavalpongpun, politologue, chercheur et enseignant ; Lynn Lee, réalisateur, “le génocide caché” ; Laurent Jais, producteur réalisateur ; Albert Lecoanet, journaliste indépendant & réalisateur de documentaire ; Bertil Scali, éditeur, auteur ; Saiful Huq Omi, photographe, réalisateur et activiste ; Professeur Dr. Mohammad Redzuan Othman, doyen de la faculté des arts et sciences sociales, Université Malaya de Kuala Lumpur ; Jeff Mc Mullen, écrivain et réalisateur ; Amal de Chickera, activiste des droits de l'humain

    un peuple de confession musulmane opprimé par les autorités birmanes.

    Le Monde, 26 juin 2013

  • Sursaut de gauche indispensable !

    Le peuple de droite a bien voté pour le programme le plus réactionnaire et thatchérien (autorité, réformes structurelles profondes etc.).

    Alain Juppé comme Hilary Clinton a voulu prendre aucun risque et n'a crée aucune réelle envie/dynamique. Les Français veulent du mouvement pas un quinquennat pour rien.

    L'ancien président Sarkozy, qui tenait l'appareil LR, est apparu tout au long de la campagne comme démagogue et "has been". il n'a pas réussi à reconnaitre les erreurs de son quinquennat et surmonter son rejet de 2012, La course aux idées FN était suicidaire, Buisson avait définitivement tort.

    NKM, LeMaire et Copé ont fait de piètres scores, il n'est pas certains que confondre candidature à l'élection présidentielle et tournées médiatiques soit utile/malin.

    La victoire de François Fillon doit sans doute beaucoup aux médias, aux rejets de Juppé/Sarkozy, aux soutiens d'une droite catho radicalisée,à ses positions de rupture fortes et son image d'homme intègre (il a parlé d'un État en faillite des 2007, il a combattu les triches de Copé etc.).

    Ces primaires montrent l'envie de victoire du peuple de droite.

    La gauche doit se ressaisir et proposer un programme et un candidat capable de défendre le bilan du quinquennat hollande et de tracer le sillon d'un nouveau quinquennat de réformes profondes du pays.

    La gauche doit cesser de penser à 2022 et construire des primaires ouvertes porteuses d'unité. On ne peut pas faire l'impasse sur 2017 !

    Sursaut de gauche indispensable !

    primaires, nkm, fillon, sarkozy, copé, juppé, france, LR, PS, président, présidnetielle

  • Campement de Stalingrad : en finir avec l'indignité

    Chaque jour 50 à 100 nouveaux migrants arrivent à Paris et s'installent à Stalingrad, il est temps de prévoir des solutions durables.

    Avec Le Maire @FrancoisDagnaud & les élu-e-s de @Paris19e nous sommes allés souvent depuis 18 mois à la rencontre des riverains de l'avenue de Flandre, des acteurs locaux, des commerçants, et bien sur des réfugiés.

    Depuis 18 mois, élus, habitants associations, commerçants se mobilisent pour faire que ce flux migratoire se réalise dans la dignité ; c'est dur, l'Etat a peu aidé et anticipé ; il faut tout faire pour évacuer ce camps, mettre à l'abri les réfugiés, et que cette fois si grâce à l'ouverture du centre de la chapelle il n'y ait pas de réinstallation sur l'espace public.

    Il convient de saluer et remercier ces centaines de bénévoles qui donnent du temps pour rendre humaine une situation extra-ordinaire.

    Merci aux habitants qui ont eu des gestes de solidarité spontanés, merci à France Terre d'Asile, Médecins du Monde, Emmaus et tous les autres qui font tout pour gérer ces nombreuses familles en détresse. Ces actions citoyennes de solidarité montrent une nouvelle fois les ressources formidables de nos quartiers populaires.

    Attaquons nous aux causes de ces exodes (guerres, famines, menaces de mort...) et aux passeurs qui s'enrichissent grâce à la misère, construisons des lieux d'accueil, éveillons nous vers des solutions durables et humaines.

    Pour la dignité des migrants et la tranquillité des riverains, nous demandons à l'Etat la mise à l'abri urgente des personnes du campement de Stalingrad.

    migrants, réfugiés, stalingrad, mairie, paris, violences, campement, 19, dignité, sécurité, chapelle

  • La honteuse motion de l'UNESCO sur Jérusalem

    #UNESCO "Pas de lien entre le peuple Juif, Jérusalem, et le Mont du Temple" c'est faux, négationniste, antisémite et porteur de haines ; On ne peut pas bâtir la #Paix sur un mensonge !

    http://www.i24news.tv/…/127563-161013-l-unesco-va-voter-un-…

    Le 9 novembre, nous rendrons à la Mairie de Pairs 10e hommage au combat pour la paix de Rabbin, la paix se construit par le respect de l'histoire de l'autre.