19/11/2009
Présentation de Sauver Le Darfour
10:51 Publié dans REVUE DE PRESSE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : darfour, soudan, sarkozy, royal, geneve, onu, ong, association, mahor, ps, ump, urgence, crimes
08/11/2009
Darfour-"Sang Raisons"
Les 5 courts métrages Darfour-"Sang Raisons" de SAUVER LE DARFOUR et Fara SENE a été choisi parmi les dix meilleurs films pour le prix du meilleur réalisateur.
Ce groupe de dix films est choisi par le public et l'équipe de festival Culture Unplugged (en Inde). Ces 10 films ont été envoyés à des cinéastes, producteurs, le Spécialiste des sciences humaines, des Activistes à travers le monde pour délibération.
N'hésitez pas à faire tourner ce liens pour plus de visibilité www.sauverledarfour.org et www.4limprod.com
Blood Reasons/ Sang Raisons is a film proposing a selection of short films. Sometimes ironic, sometimes more realistic, they work all to inform the population as for the Darfour genocide which rages in Sudan for several years and talked the death of more than 300 000 persons to this day. But beyond the simple information, the objective of this realization also is to make become aware to the populations of their irresponsible and reprehensible attitude towards a part(party) of the humanity which is dying, fed by an indifference on behalf of the other countries of the world which makes more and more disturbing. Through these short films all more suggestive some than the others, the director Fara Sene thus raises the veil on what seems to be the most important crime against humanity of the history of the 21th century. In it, the young man stands out as a director engaged in his century and looked like hope in the French film landscape.
www.sauverledarfour.org
Contact@sauverledarfour.org
19:06 Publié dans SOLIDARITES INTERNATIONALES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : film, dailymotion, fara sene, mahor chiche, violences, guerre, crime, onu, inde, pakistan
14/09/2009
Affaire UNESCO Farouk Hosni. Appel à la communauté internationale
Signez l'appel de la dernière chance lancé par Richard Rossin, Mohamed Sifaoui, Pascal Bruckner, Bernard-Henri Lévy et d'autres.
UNESCO : Appel à la communauté internationale
Nous, soussignés, en appelons aux chefs des 58 Etats chargés d'élire ce mois de septembre le futur directeur général de l'UNESCO, et aux 193 chefs d'Etat de l'Assemblée générale chargés de ratifier ce choix.
Le précédent directeur général de l’UNESCO, M. Koïchiro Matsuura, a su restaurer le prestige d'une institution dont la vocation est, depuis 1945, d'établir "la paix dans les consciences pour la paix entre les nations" et qui est gardienne de la déclaration universelle des Droits de l’Homme.
L’élection de septembre confronte 8 candidats issus de pays différents. Mais l’un d’entre eux, M. Farouk Hosni, ministre égyptien de la Culture depuis 20 ans, met en danger la légitimité, la compétence et les moyens d’action de l’UNESCO.
Nous lançons, dans l’urgence, un appel solennel afin d’empêcher la déliquescence morale et financière de l’institution.
La légitimité de l’UNESCO est mise en danger par la candidature d’un ministre qui contrôle depuis plus de 20 ans la liberté de pensée des Egyptiens, qui poursuit les internautes, qui interdit des cinéastes indépendants, qui traque les intellectuels et les artistes qui ne partagent pas son opinion. En envoyant en prison les voix dissidentes, notamment celle des courageux blogueurs égyptiens, en interdisant des films, des livres et des concerts, Monsieur Farouk Hosni a voulu réduire à une cour décérébrée les héritiers des Pharaons et de la bibliothèque d'Alexandrie.
M. Hosni a démontré son incapacité à comprendre l'autre dans sa différence. Sans revenir sur ses déclarations antisémites, qui ont été stigmatisées comme il convenait, l'homme qui a dénoncé aux organes de sécurité de son pays des étudiants coupables d'exprimer une pensée différente ne peut pas diriger l'UNESCO, l'institution de l'inter culturalité et du respect de l’opinion d’autrui.
Ce sont aussi les capacités d’action de l'UNESCO et des quelques 320 ONG qui travaillent avec elle qui seraient mises en danger. Car comment un ministre de la Culture dont les plus proches collaborateurs ont déjà été condamnés pour corruption, peut-il convaincre la communauté internationale qu’il gèrera bien les finances de l’institution ? De grands pays l'ont déjà dit sous le sceau de la confidence : avec un directeur aussi peu qualifié et cet environnement malhonnête, il leur sera impératif de revoir leur relation avec l'UNESCO.
Nous appelons les intellectuels, les scientifiques, les artistes, les universitaires du monde entier, du Nord comme du Sud, des pays occidentaux comme d'Orient, de l'Afrique, du monde arabe et de l'Asie, jusqu'aux Egyptiens eux-mêmes, à s'élever contre l'élection de M. Farouk Hosni.
Le ministre, qui a depuis plus de 20 ans géré l'héritage culturel d’Egypte en laissant la porte ouverte à la corruption, conduit à la fuite des cerveaux et à la disparition de trésors de l'Egypte, ne peut pas occuper le premier poste culturel du monde.
Bernard Henri Levy Philosophe, éditeur
Pascal Bruckner Philosophe
François Léotard ancien ministre
Richard Rossin ancien Staire Gal MSF ; cofondateur MDM, écrivain
Fariba Hachtroudi écrivaine
Mohamed Sifaoui écrivain
Dominique Sopo président SOS racisme
Jean-Pierre Lledo cinéaste algerien
Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
Malika Abdelaziz resp associatif
Jacky Mamou ancien présidente de Médecins du Monde
Ahmed Abdallah éditeur
Denis Evesque Conseiller culturel honoraire (Ministère des Affaires Etrangères)
Agnès Hubert-Evesque Pianiste
Hamid Nacer-Khodja universitaire algérien, auteur
Richard Prasquier cardiologue, président du crif
Ramiro Pàmpols directeur adjoint national du mouvement des écoles rurales à Haïti
Alain Didier-Weill psychanalyste écrivain
Bertrand Lebeau médecin addictologue, humanitaire
Philip Spencer Professeur université, resp associatif
David Géry metteur en scène
Selma el Obeid resp mission
Sepideh Farsi, réalisateur cinéma
Pierre Lefebvre maître de conférences en théologie
cherifa kheddar presidente del'association " Djazairouna"
Jean-Yves Delanoe, consultant en management hospitalier
Henri Cukiermann président de société
James Nataf resp associatif
Josep Mª Navarro Cantero Président de SODEPAU
Muriel Darmon médecin psychiatre
Corinne Hodsman traductrice
David Kessel artiste peintre
Axelle Didier-Weill
Marc Almodovar journaliste en Egypte
Mitchélée chanteuse et pédagogue de la voix
Michel Taubmann journaliste
Arrik Delouya sociologue
Nabile Farès, psychanalyste
Elisabeth Lenchener réalisatrice
Huguette Chomski Magnis enseignante Présidente MPCT
Alexandre Feigenbaum syndicaliste
Haddad Lise philosophe
Hélène Braun professeur de gestion
Frédéric VIEY travailleur communautaire etraité
Lucien Méadel Receveur Général des Finances honoraire
Andre Nicolet resp associatif
Monique Perez réalisatrice
Olivia Cattan resp associatif
Roger Fajnzylberg
Charles Brami médecin
Claudine Bliah médecin
Sylvie Coepel chargée de mission
Perrine Simon Nahum Editrice
Daniel Abisror chef d’entreprise
Diagne Chanel Artiste plasticienne
Joël Abisror chef d’entreprise
David Guez chirurgien
Elyane Guez enseignante resp associatif
Yolanda Alba Vice pdte Red Europea Mujeres Periodistas, Presidente forum periodistas del mediterraneo correspondante espagne club de la presse mediterranee 06
Bernard Schalscha resp associatif
David Elia médecin
Gilbert Collins médecin
Muriel Galili
Nadia Rosencher médecin anesthésiste
Jacques Beer-Gabel conseil en systèmes d’informations
Jacques Leibovici chef d’entreprise
Denise Malet resp associatif
Bernadette Capdevielle resp associatif
Bernard Gobitz resp associatif
Bernice Dubois resp associatif
Josiane Sberro journaliste resp associatif
Jean Jacques Moskovitz psychanalyste
Katia Joffo agent littéraire
Laurence Botbol Lalou avocat
Mahor Chiche avocat, ancien conseiller municipal
Malka Marcovich historienne
Jean-Yves Ringeissen travailleur social
Marthe Mensah
Mike Borowski journaliste
Nathalie zylberman journaliste, resp radio locale
Philippe Karsenty consultant
William Hamilton rabbin
Catherine Deudon Photographe
Serge Szmukler chercheur
Olivier Salon enseignant écrivain
Galia Ackerman journaliste
Ariane Levitan médecine alternative
Odile Teste enseignante retraitée
Régine Pepin-Achouel médecin
Zerbib Jean Claude ingénieur en radioprotection
Michel Claude philosophe enseignant
Léa Claude enseignante
Janine Cohen enseignante
Lucien Cohen chirurgien
Bernard Korn-brzoza dirigeant d’entreprise
Grâce à la mobilisation de nombreux démocrates, Irina Gueorguieva Bokova a finalement été élue !
20:33 Publié dans SOLIDARITES INTERNATIONALES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : onu, egypte, bhl, bruckner, unesco, démocratie, ministre, élection
20/08/2009
VERY BAD BONUS, DE TRES MAUVAIS BONUS
MAHOR CHICHE EST AVOCAT À LA COUR.
JEAN-JACQUES OHANA, COFONDATEUR DE RISKELIA, EST EXPERT EN GESTION DES RISQUES FINANCIERS.
En pleine crise économique, la décision de BNP Paribas de provisionner 1 milliard d'euros sur le premier semestre 2009 pour rétribuer ses traders fait scandale. Certes, cette décision est a priori conforme aux modes de rémunération préconisés par le G20 qui impose notamment un lien étroit entre risques et rémunérations, un contrôle des conseils d'administration ainsi qu'un versement étalé dans le temps (ce qui sera le cas pour BNP Paribas).
Pourtant, les pouvoirs publics, restaurés dans leur rôle d'agent régulateur, s'émeuvent et convoquent réunion sur réunion pour étudier la conformité de ces modes de rémunérations avec les règles du G20 de Londres d'avril 2009. Faut-il interdire les bonus ? Les encadrer ? Ou laisser employeurs et salariés négocier librement la part qui revient à chacun ?
La question du droit au bonus n'est pas une question éthique, elle concerne la stabilité du système financier international. Cette question des « bad bonus » dépasse largement nos frontières. Outre-Atlantique, Goldman Sachs annonçait le mois dernier des bénéfices record et provisionnait plus de 11 milliards de dollars en prévision des bonus pour ses salariés sur l'année 2010, une somme insolente au vu de la crise économique que nous traversons.
D'où proviennent ces bénéfices ? Alors que la récession économique bat son plein et apporte son lot de liquidations de sociétés, de défauts de paiement et de plans de licenciement, le montant généré par les banques interpelle. Les énormes profits enregistrés par les établissements bancaires (la BNP a réalisé 1,6 milliard d'euros de bénéfice sur le seul deuxième trimestre 2009) viennent de la banque d'investissement.
Le retour de la confiance sur les marchés a été favorisé par les garanties successives des Etats et la politique conciliante des banques centrales. La France a concouru au sauvetage de Dexia étranglé par un assèchement du financement interbancaire. L'Angleterre est intervenue pour sauver la banque hypothécaire Northern Rock puis ses banques historiques RBS et Lloyds. Les Etats-Unis ont quant à eux dû sauver du précipice le géant AIG et ont négocié le sauvetage de plusieurs banques d'investissement, notamment Bear Stearns et Merrill Lynch. Les banques centrales ont participé à cet effort de sauvetage généralisé fixant des taux directeurs à des niveaux historiquement bas.
Ces actions positives ont permis de sauver le système financier mondial tout en permettant paradoxalement aux traders de bénéficier de nouvelles conditions de financement exceptionnelles. Toute la machine financière, qui était à l'arrêt, est repartie à pleine puissance : les taux d'intérêt sur le marché monétaire sont à des niveaux historiquement bas, les conditions de crédit se sont normalisées, les opérations de financement sur la dette et les actions sont reparties. Les opérateurs ont tiré parti de cette conjoncture de marché idéale au printemps, bénéficiant de la normalisation des marchés financiers, les uns sur les produits dérivés complexes, les autres sur les marchés du crédit, les devises ou les matières premières comme le pétrole, le cuivre ou le sucre. Toutes ces opérations à succès ont des apparences différentes mais ont été toutes portées par un seul et unique facteur : la remise en ordre des marchés financiers.
Quel est le résultat de ces sauvetages pour les citoyens ? Aujourd'hui, les dettes publiques des pays développés sont à des niveaux record mettant en péril la situation des générations futures. Les taux de financement interbancaire, excessivement bas, sont en passe de provoquer un contre-choc inflationniste néfaste au pouvoir d'achat. Les Etats et les institutions financières ont donc financé les bonnes affaires des traders.
Les excès passés des banquiers et leur absence de discernement sur les risques de leurs opérations ont contribué à faire plonger la finance mondiale. Ces mêmes banquiers ont durant plusieurs mois refusé de fournir de la liquidité au marché, accentuant encore plus le manque de confiance des investisseurs. Il y a à peine six mois, ils refusaient de croire en une reprise et vendaient les marchés à découvert. Les banques ont la fâcheuse tendance de se préoccuper des risques dans la tourmente et de les ignorer dans les périodes fastes. Leurs opérations moutonnières font courir à la finance mondiale un réel risque systémique du fait des exagérations successives qu'elles provoquent.
Depuis 2007, le système financier a été successivement atteint par la crise des « subprimes », une flambée des matières premières alimentaires, celle du pétrole, puis l'effondrement des marchés boursiers, et enfin le retour en grâce de ces derniers. Quelle sera la prochaine crise ? Les nouvelles vulnérabilités du système pointent déjà à l'horizon : nouvelle flambée des matières premières, nouveaux excès boursiers ou encore effondrement du dollar. Une chose est sûre, ces crises ne seront pas plaisantes et fragiliseront nos économies.
La question de la juste rémunération des traders concerne l'ensemble des citoyens car ils sont des vecteurs de risques pour l'ensemble des économies mondialisées.
En fait, la société dans son ensemble, les politiques, les institutions de régulation financière, les contribuables aussi, sont les garants et les assureurs en dernier recours du système financier ; les risques extrêmes de faillite du système bancaire nous incombent en définitive. Notre relation avec le système bancaire mondial est entière. Nous devons prospérer ou mourir avec lui. Si certains en doutaient, la démonstration par l'absurde en a été produite par la faillite de Lehman Brothers et l'effondrement de la finance mondiale qui s'en est suivie.
Il est urgent de contractualiser cette relation avec les institutions bancaires. Cette nécessaire régulation peut se produire par deux leviers : une politique fiscale harmonisée taxant fortement les profits de trading des banques ou une régulation imposant un provisionnement beaucoup plus strict des risques liés aux opérations de trading. Ces règles de bien-vivre ensemble permettraient de favoriser le développement des activités de prêt et de financement de l'économie au détriment des activités de trading. C'est au prochain G20 de Pittsburghde se saisir de ces questions d'enjeu international avant que la finance mondiale ne devienne un casino géant financé par le citoyen mais à ses propres dépens.
19/08/09 - Les Echos , Idees et Debats
12:06 Publié dans PROFESSION AVOCAT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : traders, bonus, crise, bnp, casino, onu, fmi
11/06/2009
Botswana says Sudan’s Bashir will be arrested if he visits
Botswana says Sudan’s Bashir will be arrested if he visits
June 9, 2009 (WASHINGTON) – The government of Botswana announced today that it will arrest Sudanese president Omer Hassan Al-Bashir if he visits its territory.
Botswana is a member of the International Criminal Court (ICC), which has issued an arrest warrant for Bashir last March on seven counts of war crimes and crimes against humanity in connection with alleged war crimes committed in Darfur.
The foreign minister of Botswana Phandu Skelemani told the British Broadcasting Corporation (BBC) that his country has legal duty to help ensure the appearance of Bashir before the court.
The president of Botswana Ian Khama was reported to have told his Tanzanian counterpart in May that his government supported the arrest warrant.
Botswana is the second country in Africa to publicly announce that it will apprehend Bashir if he visits.
Last month South African officials warned Bashir against travelling to attend President Jacob Zuma’s inauguration ceremony or else he will face arrest.
Bashir has travelled to more than half a dozen regional countries in a show of defiance against the ICC. However none of the countries he visited were ICC members.
More than 30 African countries are have ratified the ICC Statute making them legally obligated to cooperate with the court in arresting the Sudanese president.
However many countries across the continent condemned the arrest warrant while some have publicly declared that it will not honor its obligations under the Statute.
A two-day meeting in the Ethiopian capital this week convening African ICC members failed to agree on a mass withdrawal from the court as proposed to protest the arrest warrant.
Diplomats at the meeting said that the participants would instead call for a UN Security Council (UNSC) deferral of the indictment as empowered under the Rome Statute of the ICC.
En espérant que les Etats européens soient aussi fermes, il faut que le nouveau Parlement européen fasse plus pour le Darfour !
Le combat ne fait que commencer.
00:40 Publié dans SOLIDARITES INTERNATIONALES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : onu, afrique, otan, ban ki moon, usa, save darfur, sauver le darfour, bechir, tchad, sarkozy
04/03/2009
Darfour : La Cour Pénale Internationale met fin à l’impunité du Dictateur Omar El BECHIR
Darfour : La Cour Pénale Internationale met fin à l’impunité du Dictateur Omar El BECHIR
Après le mandat d’arrêt de la CPI à l’encontre d’Omar El BECHIR,
La junte soudanaise doit quitter le pouvoir !
Sauver Le Darfour se félicite de la décision de la Cour Pénale Internationale de poursuivre le Président soudanais Omar El BECHIR des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis au Darfour.
Six ans après le début des massacres -300 000 morts et 2.2 millions de déplacés-, la responsabilité du Président Soudanais, de son armée et de ses milices Janjaweeds est enfin recherchée par la Justice internationale. Pour Luis Moreno-Ocampo, le président soudanais exerce un contrôle absolu, et il est au sommet de la structure de l'Etat qu'il dirige personnellement. C'est bien lui qui dirige les milices janjaweeds et qui a planifié les crimes du Darfour.
Au temps de l’indignation citoyenne succède enfin le temps de la justice. Omar el-Béchir est le quatrième chef d'Etat en exercice à être poursuivi par la justice internationale, après l'ancien président du Liberia Charles Taylor, l’ex-président yougoslave Slobodan Milosevic, et l’ex-président serbe Milan Milutinovic.
Sauver Le Darfour a toujours estimé que la paix au Darfour et dans la région ne sera possible qu’après le départ du pouvoir du potentat criminel, qui avait pris le pouvoir par la force en 1989.
Le Conflit au Darfour est un facteur d’implosion du Soudan et de déstablisation de l’ensemble de la Corne de l’Afrique.
Il appartient à l’Europe et au nouveau président américain Barak OBAMA, ainsi qu’aux autres puissances régionales et internationales de prendre des actes concrets afin de restaurer la paix et la sécurité dans cette zone, en contribuant à restaurer les conditions de la démocratie au Soudan.
Aussi, Sauver Le Darfour réclame toujours :
- La constitution d’un front uni de la communauté internationale impliquant les grandes puissances, dont notamment la Chine, pour que soit organisée une Conférence de paix internationale sur le Darfour,
- L’application des résolutions de l’ONU et en particulier le déploiement d’une force crédible d’interposition et de protection des populations civiles,
- Le désarmement des milices Janjaweeds et le retour des réfugiés,
- L’interdiction effective du survol du Darfour par des avions autres qu’humanitaires,
- Le respect de l’embargo sur les armes par les grandes puissances, et notamment par la Chine etla Russie,
- L’indemnisation des victimes et la reconstruction.
Enfin, Sauver Le Darfour appelle Monsieur le Président Nicolas SARKOZY a déployé tous les efforts pour contraindre la junte soudanaise a quitté le pouvoir.
Le Bureau National de Sauver Le Darfour
19:41 Publié dans SOLIDARITES INTERNATIONALES | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : cour pénale internationale, onu, darfour, soudan, genocide, union européenne, sarkozy, royal, bechir
30/10/2007
Les parrains de l'évacuation d'enfants du Tchad accusent Paris d'inconséquence
Les parrains de l'évacuation avortée du Tchad vers la France d'enfants censés venir du Darfour reprochent au gouvernement de n'avoir jamais clairement interdit l'opération tout en adoptant sur ce conflit un discours alarmant qui leur paraissait légitimer leur action.
«J'aurais pu comprendre que les autorités nous disent : "Non, on fera tout pour vous empêcher de mener à bien cette mission parce qu'elle n'est pas légale". Mais on nous a laissé faire jusqu'à la fin, et maintenant on nous dit "non, ce n'est pas légal"», s'est insurgé Christophe Letien, un responsable de l'association L'Arche de Zoé.
En août, le président, Eric Breteau, arrêté jeudi au Tchad, «a été convoqué à la brigade des mineurs et au ministère des Affaires étrangères pour connaître le projet de cette association», a précisé M. Letien à l'AFP.
«En aucun cas», la police et le Quai d'Orsay «ne lui ont dit +vous n'avez pas le droit de faire ça, c'est interdit, on fera tout ce qui est en notre pouvoir pour vous bloquer+, a-t-il ajouté. «Loin de là, puisque les opérations se sont poursuivies et ont pu être engagées directement sur le terrain».
Plusieurs membres de l'opération ont même été transportés à l'intérieur du Tchad par des avions de l'armée française.
Les autorités ont exprimé leur réticence, notamment par plusieurs communiqués du Quai d'Orsay, mais n'ont jamais mis un coup d'arrêt à l'opération, selon M. Letien.
Depuis l'entrée en fonction du président Nicolas Sarkozy, la France affiche une ligne volontariste sur le Darfour, une crise pour laquelle elle a organisé une conférence internationale à Paris en juin.
«Nous, on a essayé de faire quelque chose en essayent de sauver ces enfants parce que c'étaient les personnes les plus vulnérables sur ce territoire. Si M. Sarkozy veut faire quelque chose, qu'ils nous appuie dans notre cause», a lancé M. Letien.
La secrétaire d'État aux Affaires étrangères et aux droits de l'Homme Rama Yade a qualifié ce projet d'«illégal et irresponsable», dans un entretien publié par Le Parisien vendredi.
«Quand Rama Yade dit que 75 enfants meurent chaque jour au Darfour, c'est une réalité indéniable», a répliqué le président de l'association Sauver Le Darfour, Mahor Chiche, en référence à des déclarations de la secrétaire d'État à son retour du Soudan cette semaine.
«De la part du ministère, ça fait un peu +on est offusqué, on est scandalisé et on avait mis en garde+. Si vraiment ils pensaient que c'était une opération criminelle, il fallait les arrêter», a estimé M. Chiche, dont l'association a renouvelé son «soutien au principe de l'opération» de l'Arche de Zoé.
«On a considéré que s'il y avait une ONG, une instance internationale ou des individus capables d'évacuer des enfants d'une zone de guerre vers des lieux plus sûrs, sur le principe ça démarre bien», a-t-il expliqué.
«Jusqu'à preuve du contraire on considère qu'ils sont de bonne foi», a affirmé Mahor Chiche, assurant avoir reçu des «garanties» de l'association mais «pas d'information sur l'organisation pratique des choses».
«Quand vous voulez faire un trafic, vous n'alertez pas la presse entière et les pouvoirs publics, puisque je sais qu'ils ont eu plusieurs rencontres avec le ministère», a-t-il relevé.
«Si aujourd'hui l'avion avait atterri comme prévu», affirme-t-il, «on dirait "vous voyez, une ONG humanitaire a mené une opération de secours, ce qui prouve que les politiques ont laissé tomber le Darfour, les grandes ONG aussi, et ça aurait fait un coup médiatique d'une autre teneur».
13:05 Publié dans SOLIDARITES INTERNATIONALES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afrique, darfour, onu, arche de zoe, ramayade, mae
23/08/2007
"Promesses et jeu de dupes"
| Nouvel Observateur, 01 Août 2007 |
Etes-vous satisfait de l'adoption par l'Onu de la résolution 1769 ? - On ne peut que se féliciter de cette adoption, faite à l'unanimité, qui prévoit le déploiement d'environ 26.000 soldats de l'Onu et de l'Union Africaine. Mais le problème, c'est qu'il s'agit de la 16è résolution depuis le début du conflit. La dernière, qui date du 31 août 2006, prévoyait déjà l'envoi de 20.000 casques bleus. On est toujours dans ce jeu de charme entre l'Onu et le gouvernement soudanais. Des dizaines de missives ont été échangées entre Khartoum et les secrétaires de l'Onu Kofi Annan et Ban Ki-Moon. Mais sur place, la situation ne s'est pas améliorée, l'armée continue de bombarder des civils. Chaque fois, le Soudan affirme sa bonne volonté, prend acte des résolutions et s'engage à les respecter. Puis la pression médiatique retombe, d'autres sujets sont en tête de l'actualité internationale, et Khartoum revient sur sa décision. Ces derniers mois, un cessez-le-feu a été respecté quelque temps. Mais depuis un mois, l'armée soudanaise a repris les bombardements. Ce qui a poussé George W. Bush, Nicolas Sarkozy et Tony Blair à mettre une forte pression et à engager le processus d'adoption d'une nouvelle résolution. Dans cette dernière mouture, le recours au chapitre 7 de la Charte des Nations Unies, qui prévoit en gros le recours à la force en cas de non-respect de la résolution, est prévu seulement en cas d'attaques de travailleurs humanitaires. Contrairement à la résolution de 2006, qui elle était contraignante, mais n'a pas été respectée pour autant. La recherche et la poursuite de criminels de guerre n'est même pas évoquée. Il y a une semaine, l'Onu a utilisé le terme de "nettoyage ethnique" pour qualifier ce qui se passe au Darfour, ce qui devrait de fait entraîner une intervention internationale. Mais pour obtenir l'unanimité des membres permanents de l'Onu, les négociateurs ont choisi de proposer un texte adouci, dont l'entrée en vigueur est prévue dans six mois, au 1er janvier 2008. On reste dans le domaine des promesses et du jeu de dupes. A titre de comparaison, rappelons qu'on a déployé 15.000 soldats en 15 jours au Liban. Le conflit au Darfour a commencé il y a quatre ans. Comment se fait-il que la Chine, qui s'opposait jusqu'à présent à l'adoption d'une résolution, ait finalement donné son accord ? - La Chine bloque le déploiement d'une force parce qu'elle est le premier partenaire économique du régime soudanais. Deux tiers de la production pétrolière du Soudan sont vendus à la Chine, ce qui représente 8% des importations en pétrole des Chinois. Pourtant, la Chine n'a jamais mis son veto à l'adoption d'une résolution. Son objectif est de retarder au maximum le processus, en soutien à son allié soudanais. Quand 104 parlementaires américains ont menacé, en mai dernier, de boycotter les Jeux Olympiques de Pékin, en cas de poursuite du génocide, la Chine a alors fait pression sur Khartoum. Le gouvernement chinois a très peur du renversement du gouvernement d'Omar Béchir. Cela pourrait lui faire perdre ses accords pétroliers avec le pays, et la présence de soldats pourrait créer des troubles dans les zones pétrolifères. Que faire alors pour aboutir à la véritable mise en place d'un processus de paix au Soudan ? - Deux mesures permettraient de lancer le processus. La première passe par l'application de sanctions contre le régime de Khartoum. On sait que ce qui fonctionne aujourd'hui, comme le prouve l'exemple de la Corée du Nord, ce sont les sanctions économiques. Isoler le Soudan, renforcer le pouvoir de la Cour pénale internationale pour lui permettre d'envoyer des observateurs sur place. Avant d'annoncer un hypothétique déploiement de Casques bleus, il serait pertinent d'appliquer les résolutions précédentes de l'ONU ainsi que les deux résolutions adoptées par le Parlement européen. Par exemple en interdisant le survol du pays, ce qui empêcherait l'aviation soudanaise de bombarder les civils. Ce serait plus efficace que d'envoyer sur place des soldats qui ne pourront s'occuper que de la sécurité des habitants qui se trouvent dans les camps. Rappelons que lors de la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy s'était engagé à prendre des sanctions unilatérales contre le Darfour. Une promesse qui n'a pas été tenue jusqu'alors. La deuxième mesure consiste à réunir les belligérants pour qu'ils trouvent un accord. Le principal chef des rebelles Al-Nur est actuellement à Paris. Si la France voulait organiser une telle conférence, elle le pourrait. De toute façon, la paix passe par une solution internationale. Au Darfour, la guerre est en quelque sorte déjà perdue. Entre 200.000 et 400.000 personnes sont mortes, 3 millions d'habitants ont été déplacés, 17 travailleurs humanitaires ont été tués depuis le début du conflit. www.sauverledarfour.org |
14:52 Publié dans SOLIDARITES INTERNATIONALES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : union européenne, politique, afrique, onu, soudan, darfour, mahor chiche
16/07/2007
Darfour - Les massacres doivent cesser
En solidarité avec les victimes, le jet d’eau de Genève sera illuminé en rouge
Genève, le 16 juillet 2007 – À l’occasion de la journée de la justice internationale, le 17 juillet 2007, le jet d’eau de Genève sera illuminé en rouge. La Ville de Genève a ainsi répondu à une demande de l’association TRIAL (Track Impunity Always – association suisse contre l’impunité) visant à attirer l’attention de la population aux souffrances des populations civiles du Darfour et à exiger que justice soit rendue. Le Maire de Genève, Patrice Mugny, et le Président de l’association Sauver le Darfour, Mahor Chiche, se sont joints à cette action.
Mardi soir 17 juillet 2007, le jet d’eau de Genève sera illuminé en rouge. Le Conseil administratif de la Ville de Genève l’a formellement sollicité auprès des Services industriels de Genève, qui ont accepté cette demande formulée à l’origine par l’association TRIAL. Durant quelques heures, le symbole le plus connu de Genève revêtira la couleur du sang qui coule encore au Darfour.
Solidarité avec les victimes : le jet d’eau de Genève illuminé en rouge
Pour Patrice Mugny, Maire de Genève, « l’illumination de cet important symbole de Genève, capitale des droits humains, est un geste fort pour marquer les consciences. Cette action doit permettre de briser le silence qui persiste autour du drame du Darfour. Il est à espérer que d’autres grandes villes européennes entreprendront des actions similaires ».
Comme l’a en effet rappelé Mahor Chiche, Président de Sauver le Darfour, « les bombardements de l’armée soudanaise sur le Darfour ont tout récemment repris. Le respect du droit international par le Soudan est impératif. Celui-ci doit appliquer les résolutions du Conseil de sécurité. Il faut maintenant mettre en vigueur une zone d’interdiction de vols par les avions du gouvernement soudanais au dessus du Darfour. » Pour M. Chiche, le travail de la justice internationale doit également être renforcé, afin que les auteurs d’atrocités sachent qu’ils devront rendre des comptes.
Mettre un terme à l’impunité : le Soudan doit coopérer avec la Cour pénale internationale
L’association TRIAL, qui lutte contre l’impunité des auteurs de crimes internationaux (génocide, crimes de guerre, crimes contre l’humanité, etc.) a saisi l’occasion de la proximité avec la journée de la justice internationale pour s’adresser au Comité des droits de l’homme des Nations Unies. Les 11 et 12 juillet 2007, le Comité des droits de l’homme examinait en effet le rapport périodique que lui a présenté le Soudan, sur la manière dont celui-ci met en œuvre le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (aussi dit Pacte II).
Au début du mois de juillet, TRIAL a donc déposé auprès du Comité des droits de l’homme un mémorandum juridique priant ce dernier d’ordonner au Soudan de coopérer avec la Cour pénale internationale sur la base du Pacte II.
Une telle recommandation serait porteuse d’espoir pour l’avenir. Il faut rappeler pour l’heure que c’est sur la base la résolution 1593 (2005) du Conseil de sécurité que la situation relative au Darfour a été déférée à la CPI. Or, le Soudan rejette cette résolution. Que le Comité des droits de l’homme souligne que le Soudan doit coopérer également sur la base d’un traité que cet Etat a lui-même ratifié serait donc d’une grande importance. Les recommandations du Comité des droits de l’homme sont attendues avant la fin du mois de juillet.
Pour Me Philip Grant, Président de TRIAL, « l’exigence de justice est fondamentale. L’impunité est aujourd’hui encore la règle ». Certes, la Cour pénale internationale a lancé deux mandats d’arrêt contre des auteurs présumés de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre au Darfour (notamment pour meurtres, viols, tortures, pillage, etc.), Ali Kushayb et Ahmad Mohamed Harun. Mais ce dernier est actuellement le ministre en charge des affaires humanitaires. « Quel cynisme ! » a affirmé M. Grant. « L’action de la Cour pénale internationale doit absolument être soutenue et renforcée. A terme, plusieurs dizaines d’individus pourraient et devraient être inculpés. Ces inculpations sont nécessaires pour faire reculer le sentiment d’impunité et pour rendre justice aux victimes ».
Informer les victimes vivant en Suisse de leurs droits
Par ailleurs, TRIAL entreprendra prochainement un travail de sensibilisation à l’attention des victimes du conflit se trouvant en Suisse, afin d’expliquer les possibilités à leur disposition de s’adresser à la Cour pénale internationale, et de les aider dans leurs démarches.
Les victimes de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide ont en effet non seulement la faculté de transmettre à la CPI des informations utiles aux enquêtes (preuves, témoignages) ; elles disposent également d’un droit de participer à la procédure, cas échéant de solliciter des réparations.
Pour TRIAL, il n’est pas non plus exclu que des poursuites pénales puissent être lancées en Suisse, dans l’hypothèse où l’un des responsables des atrocités commises au Darfour devait se trouver sur sol helvétique.
18:59 Publié dans EUROPE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : afp, geneve, paris, soudan, justice, crimes, guerre, sang, maire, onu
26/12/2006
Il est encore temps d’agir pour sauver les populations du Darfour
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permettra de libérer les populations du Soudan »
Après huit années à la tête des Nation Unies et à la veille de son départ, Kofi Annan a eu ces mots durs en évoquant le Darfour : « Soixante ans après la libération des camps de la mort nazis, trente ans après le Cambodge, la promesse du “ jamais plus” sonne creux », avant de préciser, en visant le régime de Khartoum : « Ils pourront avoir à répondre collectivement et individuellement pour ce qui est en train de se passer au Darfour. »
La régularité calculée des sévices commis par les milices Janjawids, issues des tribus musulmanes « arabes » , alliées du régime islamiste de Khartoum, à l’encontre des tribus musulmanes « africaines » contestataires de l’ouest du Soudan, a déjà provoqué une épuration ethnique qui a causé plus de 300 000 morts et 3 millions de déplacés.
L’ONU a déjà voté six résolutions et qualifié les actes du régime soudanais de «crimes de guerre et de crimes contre l’humanité». Cependant, les efforts des Nations unies pour obtenir l’accord de Khartoum pour le déploiement de 17 000 Casques bleus en remplacement des 7 000 soldats de l’Union africaine demeurent vains. La situation est bloquée, et l’ONU ne pourra intervenir, car la Russie et surtout la Chine, partenaires économiques privilégiés du Soudan, sont opposées à toute intervention militaire de l’ONU.
Pour sortir la région de la crise, il faut comprendre la véritable nature du régime soudanais. Depuis dix-sept ans, la junte de Khartoum, issue d’un coup d’État en 1989 alors qu’elle ne recueillait que 10 % des voix aux élections sous la bannière des Frères musulmans, a attisé toutes les divisions, religieuses puis ethniques, pour écarter tour à tour les revendications des populations des régions périphériques délaissées du Soudan, qui réclamaient leur part des richesses du pays, et en particulier des dividendes de la manne pétrolière.
Dès son accession au pouvoir, la dictature en poste à Khartoum a d’abord brandi le Djihad pour intensifier la guerre contre le Sud Soudan, animiste et chrétien, qui s’était révolté en 1983 suite à l’introduction de la charia et la suppression d’un statut d’autonomie obtenu par les armes en 1972 ; en jeu, les importants gisements de pétrole qui venaient d’être découverts dans le Sud. Cette première guerre causera près de 2 millions de morts en vingt ans.
Un accord de Paix – factice – sera finalement signé en janvier 2005 avec le Sud-Soudan, censé organiser un partage des richesses et du pouvoir, et en 2010 un référendum sur l’autodétermination.
Mais en 2003, les populations du Darfour qui avaient elles-mêmes été largement réquisitionnées dans la guerre contre le Sud, pressentant l’accord avantageux que Khartoum s’apprêtait à conclure sous la pression de la communauté internationale avec le Sud-Soudan, s’insurgèrent. Khartoum arma alors les nomades arabisés contre les cultivateurs noirs, en exploitant non seulement les dissensions pour le contrôle des terres – apparues entre nomades et cultivateurs suite aux terribles sécheresses des années 70 et 80 –, mais également le racisme antinoir.
Le dénigrement dont sont victimes les ethnies africaines de la part des tribus arabisées est à replacer dans le contexte historique de la traite des Noirs transsaharienne menée par les Arabes depuis le Xème siècle. Cette traite a réduit au moins huit millions d’Africains en esclavage.
Surtout, ces clivages ethniques ont été dangereusement exacerbés par le régime libyen à partir du milieu des années 70, avec l’objectif de prendre le contrôle du Tchad et du Soudan. La Libye avait en effet choisi le Darfour comme base arrière de sa Légion islamique, milice issue des tribus nomades soudanaises et tchadiennes, en poursuivant un projet de « Grand Sahel Panarabe ». À partir de 1985, en échange du financement de la guerre contre le Sud-Soudan, Khartoum laissa même la Libye s’installer au Darfour pour lui permettre d’attaquer le Tchad.
Pour arrêter l’épuration ethnique au Darfour, il n’y a plus d’autre voie que d’écarter le régime islamiste soudanais du pouvoir. Pour cela, il n’est ni envisageable de recourir à l’ONU, immobilisée par un double veto, ni pensable de continuer de se reposer sur la seule Union africaine, cantonnée au mieux à un rôle d’observateur. L’Union africaine, qui n’a jamais osé froisser Khartoum, ni condamner les massacres, est sous l’étroite dépendance des pays africains de la Ligue arabe.
Pourtant, la convention internationale sur la prévention des crimes de génocide de 1948 engage nos démocraties à empêcher tout État d’infliger « délibérément à un groupe des conditions de vie calculées pour amener sa destruction en totalité ou en partie ».
Aujourd’hui, le régime de Khartoum est honni de la très grande majorité de sa population, qu’il s’agisse des Africains ou des Arabes eux- mêmes. L’étroite classe dirigeante rebute à tel point qu’en juillet 2005, l’arrivée du leader sudiste John Garang au poste de vice premier ministre en application des accords de paix avec le Sud, avait été acclamée dans les rues de Khartoum. John Garang, mort dans un accident d’hélicoptère dans le mois qui a suivi son installation, luttait pour un nouveau Soudan, laïc, démocratique, et égalitaire.
Il est temps de mettre fin à la dictature meurtrière de Khartoum. Il n’est possible de compter ni sur l’ONU, ni sur l’Union africaine. Seule une coalition énergique de nos démocraties permettra de libérer les populations du Soudan.
* Respectivement secrétaire national et président de l’association Sauver le Darfour (SLD) www.sauverledarfour.org
- « Il est encore temps d’agir pour sauver les populations du Darfour », Le Figaro, vendredi 22 décembre 2006.
00:55 Publié dans SOLIDARITES INTERNATIONALES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Darfour, ONU, Soudan, Liberté

